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Quand l’écrivain public passe à l’ère du numérique


Pendant longtemps, mon travail d’écrivain public s’est concentré sur des demandes classiques telles que la rédaction de courriers, la formulation de demandes de dossiers, ou la rédaction et la correction de textes personnels ou professionnels.


Puis, sans vraiment l’avoir anticipé, une autre réalité s’est imposée : la majorité des écrits que l’on m’envoyait n’étaient plus des lettres, mais des mails, des formulaires, des pages web, ou des contenus destinés à circuler en ligne.


Ainsi, je me suis retrouvé à reformuler des phrases pour des biographies de profil, corriger des textes destinés à un site, guider des personnes dans des démarches entièrement en ligne, ou rendre lisibles des documents qui n’existent que sous forme de PDF. C’est cette évolution, venue du terrain, qui m’a poussé à faire évoluer mon activité.



Refondre mon identité visuelle et créer un nouveau site est une manière d’aligner ce que je fais déjà avec ce que je montre. Ce n’est pas seulement une recherche esthétique, mais un besoin de cohérence. Le site www.cabinetscribequo.fr est désormais mon espace de travail, où les clients découvrent mes services, comprennent comment je fonctionne, peuvent m’envoyer leurs documents par email, et formuler leurs demandes sans contraintes de lieu ou d’horaire.


Cette transition m’a forcé à sortir de ma zone de confort. Pour un écrivain public, repenser sa présentation est plus difficile qu’il n’y paraît. On passe son temps à aider les autres à trouver les mots justes, puis on réalise que décrire son propre travail est une épreuve d’honnêteté. Il a fallu choisir ce que je voulais vraiment faire, ce que je ne voulais plus faire, et comment rendre tout cela lisible.


J’ai aussi dû toucher à des domaines que l’on n’associe pas spontanément à l’écriture, comme la conception de sites web, la structuration de contenus, l’ergonomie, la communication, ou encore la conception de parcours simples pour les clients. Je ne suis pas devenu webdesigner, mais j’ai appris à comprendre ce qui facilite la lecture et ce qui décourage un visiteur. C’est finalement la même logique que dans l’écriture : rendre clair ce qui ne l’est pas.



Aujourd’hui, tout mon travail se fait à distance. Cette manière de fonctionner me permet de répondre rapidement, de m’adapter à des emplois du temps variés, et de travailler avec des personnes qui n’auraient jamais sollicité un écrivain public s’il fallait pousser une porte quelque part. La distance n’enlève rien à l’échange, puisque les demandes restent humaines, parfois intimes, souvent exigeantes.


Moderniser mon activité ne l’a pas changée en profondeur. J’aide des personnes à formuler, structurer, rédiger. Simplement, l’écrit se trouve désormais sur des plateformes, dans des formulaires, dans des messages courts, ou dans des textes destinés à être vus en ligne. Par ce travail, je souhaite montrer que l’écrivain public n’est pas un métier du passé, mais qu’il s’adapte aux circuits où circule l’écrit aujourd’hui.

 
 
 

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